À l'origine je devais passer l'été à être serveur dans un resto à Leipzig pour gagner un peu d'argent. Finalement j'ai troqué mon job de serveur pendant deux mois et demi pour un job d'assistant pour une production de la télé allemande. Pour la plupart d'entre vous, ce n'est pas un mystère, mon père est journaliste, je l'accompagne durant le tournage de l'été. Au programme, deux semaines en Suisse qui se sont déjà très bien passé et maintenant deux semaines en Europe de l'est..
Première étape, la République Tchèque. 4 jours à Marienbad station thermale très connue qui à eu son heure de gloire début 20ème siècle. Le décor y est magnifique : façades exceptionnelles, forêt omniprésente...mais à y regarder de plus près, le tout reste un décor. Les magasins datent d'une autre époque, la plus part des hôtels (contrairement ;à la gente féminine) auraient bien besoin d'un bon lifting et l'office du tourisme ferait bien de réviser se stratégie afin d'attirer des touristes plus jeunes et avec un pouvoir d'argent plus important.
Ensuite nous avons migrés pour le plus grand barrage du pays : le lac de Lipno. À notre arrivée, première mission, trouver un hôtel convenable. Le public de cette station quasi balnéaire, vu la taille du lac, rassemble les couches moyennes tchèques et hollandaises. Certains allemands et autrichiens s'y aventurent aussi pour profiter de la force de l'euro.
L'hôtel que nous choisissons a du avoir son moment de gloire en même temps que le bloc de l'est...c'est-à-dire jamais. Passons. L'aménagement est dans la plus pure simplicité soviétique. Passons. La cuisine dégage des odeurs qui ne donnent pas faim. Passons. Heureusement que nous sommes que de passage!
La nuit fut longue, en fasse de ma fenêtre deux hollandais tout juste sorti du collège jouent au Roméo pour séduire une brochette de jeunes Juliettes pré-pubères...le tout en anglais. Vive l'Europe!
À propos Europe, la République Tchèque que nous avons traversée ne voit pas grand-chose de l'Europe. Seul indice, le drapeau étoilé sur les plaques d'immatriculation des voitures; encore faut-il qu'elles soient récentes! Dans cette campagne le temps, tout comme les subventions, semble bloqué. Les façades sont décrépies, les quelques habitants paraissent aigris et la nostalgie communiste transpire par tous les ports. Je ne suis qu'en République Tchèque, pas aux confins de la nouvelle grande [sic] Europe.
En fait, je ne vous ai pas vraiment expliqué en quoi consistait mon boulot. Comme mentionné précédemment je suis assistant, d'accord mais de qui? Je suis toujours avec le reporter, qui est en même temps cameraman (nouvelle façon techniquement révolutionnaire de faire de la TV). Je l'accompagne dans tous les déplacements, je porte la technique, je procède au repérage quand c'est nécessaire. Doucement j'arrive à trouver ce qu'il veut (au niveau visuel), je lui propose des angles de vu et toutes sortes de petits détails. Grâce à tout ça j'ai un nouvel ami : le trépied de la caméra. Quasi toujours sur mon épaule, ce bel outil en carbone, de 14 kg et 14 000 Euros nous est essentiel.
La batterie de mon PC commence à faiblir, la route se dégrade, j'espère pouvoir trouver un accès internet ce soir en Slovaquie pour pouvoir poster l'article et mettre e-mails à jour.


